CONSOLATION ( (ή παραψυχή) / Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges

ATHANASE VANTCHEV DE THRACY

 

CONSOLATION

(ή παραψυχή)

A ma tante Hélène Roussinoff

« Je possède à jamais tout ce que j’ai appris,

Médité, et ce que m’enseignèrent les Muses. »

Cratès de Thèbes

Assise immobile

Dans l’air immobile de l’après-midi

Au seuil fatigué de l’antique maison,

Tu vois enfin la vérité,

Tante !

Toi, sœur de l’universelle miséricorde du cœur,

Tu vois l’Ange de la bonté venir visiter

Tes lèvres pieuses

Et déposer sur tes cheveux

De neige

Le signe cramoisi des âmes justes !

Toi, tante aimée,

Qui as ensemencé mon âme

Des plus belles fleurs

De la poésie d’amour !

Toi qui m’as appris à ouvrir

Le rideau des évidences

Pour savoir ce qui se cache de vrai derrière !

Ô tante, comme est cher à ma foi

L’impossible écoulement

Des choses pérennes !

Athanase Vantchev de Thracy

A Paris, le 2 juillet 2008

Tante Hélène était mariée avec le frère de ma mère Tenio Roussinoff. Elle eut de lui deux filles : Marie et Athanasie. Elle était l’incarnation de la douceur et de l’abnégation. Enfant, je passais mes étés dans leur antique maison. Tante Hélène possédait l’art magique des conteurs d’histoires. Je m’endormais souvent dans ses bras en écoutant sa douce voix me chanter des poèmes d’amour. Ô temps merveilleux, temps immortel !

Glose :

Cratès de Thèbes (IVe siècle av. J.-C.) : philosophe cynique, il florissait vers 328 avant J.-C. A défaut de la biographie écrite par Plutarque, aujourd’hui perdue, nous le connaissons grâce à Diogène Laërce (VI, 5) et à quelques citations d’Athénée. En dehors de quatre épigrammes conservées par l’Anthologie, il ne reste que quelques vers de son éloge facétieux de la lentille, mais on peut lire avec plaisir son éloge comique de la besace.

 

Consolation

(ή παραψυχή)

To my aunt, Helen Roussinoff

‘I will possess for ever all that I have learned

and thought and what the Muses taught me.’

Crates of Thebes

Sitting still

in the still air of the afternoon

on the weary threshold of the ancient house,

Aunt, you finally see

the truth!

Universal sister of the mercy of the heart,

you see the Angel of goodness come to pay a visit

to your pious lips

and to set upon

your snow white hair

the crimson sign of just souls!

Beloved aunt,

you, who sowed my heart

with the most beautiful flowers,

with the poetry of love!

You who taught me to open

the curtain of what seemed evident

to discover what truths were hidden behind!

O aunt, how dear to my faith

is the impossible passing

of perennial things!

Note: Aunt Helen was married to my mother’s brother, Tenio Roussinoff. She had two daughters: Mary and Athanasia. She was the incarnation of gentleness and self-abnegation. As a child, I spent my summers in their ancient house. Aunt Helen possessed the magical art of all storytellers. I often fell asleep in her arms, listening to her gentle voice singing me love poems. What a marvellous time, what an immortal time!

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges

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