Poèmes de Mar Thieriot

HISTOIRE SANS TITRE 

15

Écrire la Nuit des masques
Ne point opposer
de refus à soi-même
à sa musique
son trait
sa danse et sa prière ou sa hache
ses vertigineux jardins suspendus
à l’air du temps

À-deux-venir à l’aube
de haute lutte
Le soleil noir
de la poésie incontournable
Sa solitude
son incompréhension
sa fatigue
Nos constantes

Et cependant le vers est libre
La rime océane
En général les poètes
appartiennent à une race posthume
Cadavres,
enfin estimés
Après coup

Ils empestent la cendre froide
Où attisent les chercheurs d’or
C’est selon la pente,
la chute,
le grand finale

 

JE MANIFESTE POUR VIVRE LÀ- BAS

Entre “ici et ici”
Entre l’aube et la nuit profonde
au point exact
où jaillit le jour

Le regard matinal d’un poète
porte et peuple
toujours le vide.

 

Mar Thieriot Mars 2019

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s