Tali Cohen Shabtai (Israël) / Traduit en français par Pierre Ech-Ardour

Tali Cohen Shabtai (Israël)
 
Tali Cohen Shabtai, poète née à Jérusalem en Israël en 1980, a commencé à écrire de la poésie dès l’âge de six ans et fut une excellente étudiante en littérature.
Elle publia ses impressions dans le journal de l’école, puis dans une revue de littérature respectable en Israël, le « Moznayim », à l’âge de 15 ans.
 
Trois recueils de poésie sont parus :
 
– “Purple diluted in a black’s thick “ (Violet dilué dans un noir épais), bilingue 2007
– “Protest” (Protestation), bilingue 2012
– “Nine years away from you” (Neuf ans loin de toi), 2018.
 
Deux de ses livres sont bilingues (hébreu-anglais), et le troisième livre « Nine years from you » devrait être publié à l’étranger.
Les poèmes de Tali expriment l’exil spirituel et physique. Elle travaille en sa poésie le paradoxe de l’exil et de la liberté avec des touches de visions cosmopolites qui rehaussent son écriture.
Tali Cohen Shabtai a vécu en Norvège à Oslo et aux USA.
Elle se révèle telle une poète au phrasé singulier, dont l’accès n’est pas immédiat, mais où la compréhension rejoint soudain la clairvoyance.
Tali a étudié au “David Yellin College of Education” et obtiendra son diplôme universitaire de premier cycle.
Elle est membre l’Association des Écrivains Hébraïques et de l’Association des Écrivains Israéliens.
En 2014, Cohen Shabtai a également participé à un documentaire norvégien sur la vie de poètes, intitulé “The Last Bohemian”- “Den Siste Bohemien”, et projeté au cinéma en Scandinavie.
Courant 2020, son quatrième recueil de poésie sera publié en Israël et en Norvège.
 
 
Telle une thérapeute
 
Feindre des rôles en mon esprit – à l’abri de textes jamais
Écrits, à l’égard de celle, exténuée que je suis.
 
– Elle s’ingénie à exalter mon chagrin
Dans les ouvrages en repos prématuré
Sur les rayonnages de librairies
Où premiers sont les bourgeois à empocher
Le conte de fée paru dans l’édition du vendredi d’un
Magasine de gauche
 
– Elle ose m’embellir de la
Moindre analogie de poètes disparus
Qui écrivirent meilleures les comédies
De leur vie
Vierges imprimés et faux orgasme
Se dénouant
Comme leurs propres bourreaux
 
Mais elle, elle doit être prévenue ! (C’est une position statique)
 
“Une femme qui s’égare,
Perdue
En traduction,
Ne sera jamais éprouvée à deux reprises,
Pas en ce scenario »
 
Extrait du recueil de poésie « Protestation ” , maison d’édition
 
Traduit en français par Pierre Ech-Ardour
 
Iton 77, 2012

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s