DANS LE MONDE MERVEILLEUX DE JULJANA MEHMETI / Traduction des vers de l’italien en français Biljana Z.Biljanovska

 
Juljana Mehmeti
 
 
Juljana Mehmeti est née dans la ville de Durres, en Albanie. Dès son plus jeune âge, elle se passionne pour la littérature, l’écriture et les langues et la littérature étrangère, en particulier la poésie, un genre qu’elle transformera dans les années suivantes en une véritable raison de vivre. Un moyen de pouvoir mieux exprimer ses idées, ses pensées, ses visions et sa métaphysique, son point de vue au-delà de la conscience mais aussi comme une amélioration consciente et un dépassement de la même suggestion qui entoure le monde humain. Le premier livre “Soft – Poésie” a été publié en italien et avait attiré l’attention des éditeurs et de la critique littéraire italienne, non seulement pour son style particulier, mais aussi pour les nouveaux mots, la langue utilisée, le message philosophique et les courants présents dans ses poèmes qui passent de l’hermétisme au surréalisme. Un deuxième livre vient du domaine de la traduction intitulé “Vramendje” – (« Rimugino » – « La Fouille”) de l’auteur italien Alessandro Ferruccio Marcucci Pinoli, qui sera sa première expérience dans ce domaine, mais renforcera également sa croyance de longue date dans la connaissance et la traduction dans sa langue maternelle, de nombreux auteurs italiens connus. Le recueil de poèmes “Oltrepassare”(« Franchir ») publié à Tirane -Albanie par la maison d’édition Ada, est un autre de ses livres, qui se présente avec les nouvelles tendances de la littérature albanaise, le postmodernisme et la conscience universelle, des courants expérimental au point d’absurdité. Le recueil de poèmes en anglais «In his light» a été publié aux Pays-Bas par la maison d’édition Demmer Pres en juillet 2019. Le recueil de poèmes “Namastè” publié en Italie par la maison d’édition Urso Editore Avola en mars 2019. Ses poèmes ont été traduits en plusieurs langues en Europe, aux USA et en Chine. Vit et travaille depuis 1999 à Ancône, Italie.
 
 
 
DANS LE MONDE MERVEILLEUX DE JULJANA MEHMETI
 
En lisant la poésie de Juljana Mehmeti, une poétesse d’origine albanaise qui vit et travaille en Italie pendant les vingt dernières années, vous aurez sans aucun doute l’impression que vous êtes dans un monde qui dépasse les frontières du terrestre, mais qui réussit avec ce fil des sensations à résider dans des zones aussi terrestres et tangibles que les forêts, les mers, les vagues, les rivages, les nuages, ou l’arc-en ciel. Que le réel et l’irréel, ou plutôt le surréel, sont constamment entrelacés, surpassant et compensant, créant ces sentiments d’une élévation constante de l’esprit à la recherche de quelque chose de plus élevé que le tangible, de plus permanent que l’éphémère du matériel.
 
Bien que en premier lecture vous pouvez avoir l’impression que ses vers sont privés d’amour, c’est tout au contraire – que l’amour est la vraie force qui crée ces images merveilleuses et ces connexions inhabituelles entre le rêve et l’expérience, entre le désiré et l’atteint, sinon dans la réalité, dans les rêves incarnés à travers les vers.
 
Les admirateurs de poésie dans et avec la poésie de Juliana découvriront une merveilleuse âme créative qui parvient à transformer toutes ses idées, rêves, désires en images de vers animées par son profond besoin de se battre dans ce monde de l’intouchable, de l’imaginable, du monde qui généralement nous le rêvons et le désirons à partir d’une idée, d’un désir et de le transformer en une réalité si touchable. Une réalité qui existe pour elle à travers chaque ver exprimé, à travers chaque poème en particulier et à travers tout ce qui coule entre les lignes et les pages de ses œuvres si originales.
 
Juljana Mehmeti, avec son travaille et ses oeuvres nous affirme qu’il est possible de vivre pour et avec la poésie (propre et celle traduite), ce monde magique qui découle do son esprit toujours prêt de découvrir des nouvelles état d’âme, de vouloir continuer à rechercher le métaphysique pour s’enrichir de nouveaux contenues et de nouvelles sensations. Jouer avec les paroles choisis comme avec des perles qu’elle va enfiler pour pouvoir faire entier collier de vers, des figures stylistiques, des entier poèmes et recueils.
 
 
Abandon
 
C’est une étrange errance le voyage intérieur
qui ne pénètre pas sous la peau,
mais les bras s’étendent tout autour
au vide qui sépare les espaces
et l’air tendu,
qui étouffe l’âme
comme dans les neuf cercles invisibles,
qui descendent les escaliers de profondeur
dans le monde souterrain des eunuques
à la longue attente
de la dernière bouchée du plaisir.
C’est une lassitude douloureuse celle de la déception, serrant les dents au mot tacite
au chaos diffusé dans le rébus de la forêt
obélisque élevé dans l’abîme de la tristesse,
un quai
abandonné
au bord du désert.
Et de plus, d’une douce disparition,
l’abandon de la pensée …!
 
 
Dans l’œil de la sirène
 
Quand mes cheveux se mélangent à ta pensée
je me perds dans les sons et les couleurs de l’arc-en-ciel,
que mon âme transforme en sonate du soir
et une danse qui ne finit jamais,
les bras qui flottent avec le murmure du vent
pieds qui suivent la vague de la mer
dans l’oeil de la sirène
et les vagues qui touchent le rivage si doucement.
Tu arrives avec les ailes du crépuscule
dans les désirs cachés dans l’air d’ambiant,
des traînées lumineuses que tu laisses comme un tatouage sur mon corps,
mes crépuscules se déclenche dans les flammes
alors tu te brûles dans le cosmos,
comme une étoile solitaire.
Le regard argenté se penche sur mon horizon,
errant dans le mystère
et dans la soif d’amour,
siroté dans des gobelets de folie,
répandu
dans les veines revigorés
dans une autre étreinte
du ciel et de la terre,
dans l’élixir de vie
savouré entre les lèvres en attente.
 
 
Éclairage
 
Un seul rayon illumine l’âme
venu d’autres trônes
du ciel des Dieux
allumé comme une étincelle dans les yeux cachés
dans le labyrinthe le plus sombre,
où le spectre divise le destin humain
et les amours
dans les toiles invisibles du péché,
enveloppes.
Bleu clair
volé aux émeraudes bleues
aux nymphes qui traversent la surface de la mer
soulever les vagues
dans les rêves blancs
et des désirs débridés
dans le ciel, errant.
 
 
Entre les pensées …
 
Mercure brille dans la galaxie ce soir
pensées luxuriantes sans gravité,
à la lune reste un sourire caché dans les mystères
comme j’essaye de me souvenir
que ce soit la pluie ou le vent
en descente
la mer continue de murmurer les prières des sirènes mélangé au fil du temps
frissons de collision dans les vagues capricieuses
qui vont et reviennent
sur le sable froid mélangé entre tes doigts
ruissellement de larmes
soif et sel …
J’erre dans mon espace à la recherche
“la flamme qui brûle de quelque part sera là”
obscurité s’habille avec des nuages blancs
rêvant l’éveil de la lumière
dans un coin reculé
pénombre des pensées
dans les voies célestes,
que peut-être l’aube ramènera
avec les sourires cachés de la vie.
 
 
Amphithéâtre temporaire
 
Enlève-moi les tresses de la nuit de ma poitrine
laisse le souffle devenir le vent
chuchotant dans ces forêts secrètes
où le sourire d’un rêve revient au printemps.
Les nuits sombres sèment toujours la tristesse
en couvrant le paradis promis depuis des siècles
la poussière de l’oubli ils laissent derrière eux
dans les bancs de brouillard,
comme les années qui me tournent le dos
chaque jour avec un soupir de plus
et le sourire pensant à Genèse
quand la vie s’est envolée libre
sans encore ériger de murs
dans l’amphithéâtre provisoire,
où tout le monde se brise dans le miroir de Narcisse remplacé par l’essence de ce qui s’est passé
dans les défis de la vie,
aller au-delà des anciens murs
avec un regard volé
aux lumières qui transmettent les traces perdues
caché parmi les visions
et perçu là où
nous ne sacrifions que les désirs.
 
 
Moment magique
 
Le matin tombe lentement
sur un chemin de l’aube,
où les nuances de la lune
révélent les pensées du passé …
Un moment magique
et la respiration s’arrête
entre les rêves, pieds nus qui franchissent le seuil
de la conscience
et puis ils nous poursuivent,
avec d’autres sensations.
 
Tout est déjà arrivé
et ça peut arriver encore…
Dans le mystère de l’éveil
les secrets qui confessent
et la lumière restée suspendue
entre l’étreinte chaleureuse de la soirée
et le frisson,
du jour qui se lève …
La curiosité de l’inconnu
éparpillés parmi les pétales endormis de fleurs
des gouttes rêveuses de rosée,
qui frémissent …,
en attente
de ce qui va se passer!
 
 

Traduction des vers de l’italien en français Biljana Z.Biljanovska

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s