Je dénonce… / Poème de Myriam Ghezaïl Ben Brahim

 
Poème de Myriam Ghezaïl Ben Brahim
 
 
Je dénonce…
 
Comme si les catastrophes naturelles
Ne suffisaient plus, s’ajoutent à elles
La connerie et la bêtise humaine
En sus elles se conjuguent au pluriel
.
Les cyclones, les tremblements de terre
Les tempêtes et la fonte glacière
Les éléments qui se déchaînent
La sécheresse aggrave les misères
.
La météo n’est plus clémente
La planète n’est plus accueillante
Et les pluies qui n’arrosent plus
Diluviennes et trop abondantes.
.
La faucheuse sévit sur les routes
Des hécatombes et des déroutes
Aussi les crimes et attentats
Aussi les guerres qui nous dégoûtent.
.
Kidnappings, rapts et agressions
Entre gens et entre nations
Le mal simule si bien le bien
Que le tout prête à confusion.
.
Me dégoûtent aussi et me révoltent
Les faux scrutins, semblants de vote
Nationalisme et langue de bois
Les laxistes et les désinvoltes
.
Les vols, les viols et les arnaques
Et la dictature des monarques
Et le socialisme qui nous berne
Et le fascisme qui nous matraque
.
Le libéralisme qui n’est point
Qu’un égoïsme très mal en point
Et le hollywoodien terrorisme
Scénario fait avec soin
.
Le totalitaire et l’autoritaire
Et démocraties éphémères
Aussi les multinationales
Slogans et phrases mensongères
.
Le théâtre des partis politiques
Aux mises en scènes diplomatiques
Même les sanglants coups d’état
Et manipulations médiatiques
 
Les idéologies religieuses
À des fins viles et malicieuses
Et le nouvel ordre mondial
Aux mains de la gente mafieuse
.
Les banques financières et bourses
Les dettes publiques qu’on rembourse
Les richesses pillées par les riches
C’est toujours les pauvres qui déboursent
.
Coalitions, religions, races
Des conflits latents qui agacent
La course vers la suprématie
Ces génocides qui nous terrassent
.
Et l’humain dans tout ce foutoir
Égaré ne sait plus quoi croire
Telle une brebis dans un troupeau
Qui va droit à l’abattoir.
.
Je me fous, de vos hémisphères
De vos drapeaux, de vos frontières
De l’OTAN, des NATIONS UNIES
De vos États et vos Bannières
.
Je suis humaine et j’en suis fière
Je suis libre et telle une rivière
Dont rien ne peut stopper la course
Ni digue, ni barrage, ni barrière
…..
Jusqu’à ce qu’elle retrouve la mer.
 
© Myriam Ghezaïl Ben Brahim
23 Juillet 2021.
Tous droits réservés

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