Le lieu et le temps facteurs d’inspiration poétique

 

Le lieu et le temps facteurs d’inspiration poétique

BY  IRO –CHRYSANTHIE ALEXANDRAKI ,  GRECE

 

Les époques changent, le temps passe,/ la fleuve du monde est obscurcie, / mais, moi, je sortirai aux balcons des rêves

pour te voir, courbe sur la boue, /broder des navires et des hirondelle  Nikos Gatsos.

Les balcons des rêves, voilà le lieu, d’ où le poète communique avec 1′ interrninable source d’inspiration et les mondes imperceptibles et célestes, dont puise ses idées “éthérés”, comme pourrait les caractériser 1′ observateur insoupçonné.

Mais, malgré que ces balcons des rêves se trouvent très haut, malgré qu’ ils semblent être très loin des problèmes et de la routine quotidienne, offrent, pourtant, au poète une plus belle et ébluissante vue de la réalite, piquant ses sentiments et ses pensées, sa fantaisie et ses sensations et le poussant à créer.

Dans les vers ci-dessus, du haut de ces balcons des rêves, le poète Grec Nikos
Gatsos, percant 1’horizon obscurci du demain, voit son compatriote, le Grec, courbé
dans la boue de sa terre, noyé par la routine de sa petite ville, de sa chambre étroite
ou de son petit village borné par les montagnes, rêver et broder des navires et des
hirondelles, c’est à dire de longs voyages, des mers calmes ou ténébreuses, des pays
lointains aux moeurs et coutumes inconnus, qui, dans sa fantaisie, semblent
magiques.

Pour chaque poète, le balcon des rêves peut être le pays de sa naissanse, où il a goûte les premières impressions de vue et d’  huie.

La beauté du paysage, la magie des sons, les murmures des légendes, la chanson des vagues, les orages et les tempêtes, le craquement des feuilles mortes sous les pieds du promeneur solitaire, les fables de la grande – mère, la berceuse de maman, les mains fatiguées du père, les fêtes, les hymnes ecclésiastiques, les danses et les chansons locales, les traditions, entrent imperceptiblement dans 1′ aine du poète, qui, de son entourage important ou modeste, épargne et accumule des tas d’ expérience et de souvenirs.

La grande ville ou le quartier populaire, la pauvreté ou la richesse, les petites routes pleines de boue ou les grands boulevards, le café du voisinage avec 1′ ouzo et le gâteau traditionel, le son caractéristique des dés jettés sur le trictrac et la voix muette des cartes mêlées avant la partie, ou les grands cafés de la capitale aux clients érudits et les discours infinis sur 1′ économie, la politique, la science et la littérature. 1′ angoisse du demain, l’intérêt pour les problèmes des autres ou l’indifférence pour le sanglot muet du voisin inconnu, 1′ odeur inoubliable des pages d’un nouveau livre, un cerf-volant attrapé par les cables électriques, une poupée échevélée, les palais riches et ensoleillés, ainsi que les caveaux sombres aux enfants pauvres et mal­habillés, deviennet la base et le plus sur fondement sur lequelle les vers s’ appuient, ce sont les fenêtres tout grand ouvertes pour que les voix poétiques soient entendues.

D’ autre part, les moments difficiles, les trahisons, les désillusions, les échecs, les choix mauvais, les plaisanteries et les badinages de la vie, qui blessent et brisent 1′ âme et le coeur, sont inséparablement liés avec un certain lieu, ne s’ effacent jamais du livre de la mémoire et deviennent aussi pour le poète la cause et la source inépuisable des ses idées.

Tous ceux que le poète n’ a pas vécu ou connu et que sa fantaisie, volant au -dessus du balcon des rêves, a pris l’ initiative de lui faire connaitre, en le voyageant partout dans le monde entier, se font la cause d’une inspiration riche, dont le poète ingnorait l’ existence au fond de son âme.

Ce balcon magique regarde fixement le passé, le présent et le futur. Il est inséparablement lié avec le temps, ce temps qui coule sans cesse, tissant notre destin, sculptant avec son scalpel des relations armoniques ou creusant d’ énormes lacunes entre les générations, nourissant la paix, mère de tout progrès, de civilisation et de prospérité ou allaitant des guerres cruelles, créant et élargissant avec ses brises ou rétrécissant et abolissant, avec ses orages et ténèbres intellectuelles, la qualité de vie, la culture, les tendances, les idées.

Le balcon des rêves observe le temps, qui, quelquefois, peut abîmer la civilisation, les arts et la littérature ou, au contraire, en corrigeant les erreurs antérieurs et choisissant des issus plus justes, assure leur protection de la charge de vulgarité et de profanation.

Du haut de ce balcon, le poète Grec, embrasse et arrête le temps qui s’ écoule très vite et dont la fluidité n’ est pas perceptible à la plupart du monde, et voit revivre devant lui l’ époque de Sal aminé et Thermopyles, Messolonghi, Zalongho et  Dervenakia, Korytsa et Tepeleni. Il voit un défile de triomphes et de massacres, de discordes, de dictatures et de crises politiques et économiques, qui ont changé la vie, ont porté de nouveaux moeurs et coutumes, ont créé de nouvelles classes sociales. Il voit devant ses yeux tous les événements qui ont civilisé les gens ou, malheureusement, sous prétexte de re’alisme, ont profané la manière de vie et d’ expression, abolissant la politesse de la langue et commettant une impiété à la littérature et à toute sorte d’expression.

Le poète Grec voit aussi passer devant lui des personnalités comme Euripides, Aeschylos et Sophocles, Vitsentzos Kornaros et Romanos Melodos, Kalvos, Valaoritis, Homiros et Solomos, Sikelianos, Palamas, Elytis et Papadiamantis, Empeirikos, Kazantzakis, Nirvanas et Kavafis, Kariotakis, Mavilis, Sappho et Polydouri, Alkaios, Makrygiannis et Seferis…, tout un bouquet d’ anciens et de nouveaux poètes et écrivains classiques et modernes. Chacun d’eux et tous ensemble tiennent à toute armonie les impulsions originales et les tendences nouvelles, portées a la littérature par leur spéciale manière d’expression.

Tous ceux offrent, avec un grand plaisir, au poète Grec quelque chose de leur manière d’expression, quelque chose du trésor de leur plume et luttent qui parmis eux pourra laisser la plupart des cadeaux sur le balcon des rêves, qui va baptiser le poète avec 1′ eau bénite de son inspiration, qui va le parfumer avec le sentiment supérieur et touchant, qui initie aux mystères des créations majestueuses et splendides.

Sous ce balcon des rêves passe aussi 1′ époque moderne avec ses manières spéciales d’ expression. Une époque, qui, malgrès l’ aplanissement du respect des relations humaines, des moeurs et coutumes, des pensées, des rêves et des sentiments, lutte, pourtant, à l’ aide de la plume de ses poètes, pour conserver et sauver la beauté et la noblesse de son expression. Une plume tantôt romantique et lyrique, sur les traces anciens, lue, comprise et aimée par la plupart du monde, tantôt caractérisée par une grande aphérèse à l’ inspiration et l’ expression, qui exige un grand effort pour erre approchée et dont la parole sybillique s’ adresse aux initiés cultives et ignore le peuple, qui, pourtant, attend celui qui va le guider à l’ initiation, la purification et la délivrance de toute vulgarité de langue et d’expression.

Le balcon des rêves ne s’ épuise seulement au passèet au présent, s’ envole au-delà de l’ aujourd’ hui, perce l’ horizon obscurci du demain et voit, fixe et palpe le futur sombre. Le balcon des rêves, 1′ ame  du poète, n’ a point de limites et ne se

dompte jamais par le temps dompteur de tout et de tous. Ses créations, cadeau divin qui arrive du monde des idées, ont la qualité et le privilège de se mouvoir librement dans les dimensions immenses du temps et du lieu, en offrant à leur créateur le privilège de la prévoyance et de 1′ éternité’.

 

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