Mehmet Myftiu (Disident)

Mehmet_Myftiu

                 Mehmet Myftiu

Mehmet Myftiu lindi në vitin 1930 në Tiranë; në moshën 12 vjeçare u lidh me lëvizjen Nacional-Çlirimtare dhe u internua në kampin nazist të Prishtinës, ku shpëtoi rastësisht nga vdekja. Pas çlirimit punoi si gazetar duke iu kushtuar në të njëjtën kohë letërsisë. Ai guxoi të vërë në dyshim ligjet e realizmit socialist dhe të mbrojë të drejtën e shprehjes së mendimit të shkrimtarit Kasëm Trebeshina. Autoritetet komuniste e dërguan në internim. Aty lindi romani i tij autobiografik i titulluar “Shkrimtari”, që u dënua si reaksionar nga regjimi. Mehmet Myftiu u deklarua “armik i popullit” dhe iu hoq e drejta e botimit. Për njëzet e pesë vjet rresht ai punoi si shitës cigaresh. Veprat e tij, midis të cilave “romani i mallkuar”, u botuan pas rënies së diktaturës.

 

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Maison de la littérature

Mehmet Myftiu au Palais Mascotte

Mehmet Myftiu est mon ami depuis plus de 40 ans. C’est le premier écrivain albanais qu’il m’ait été donné d’entendre exprimer des idées de liberté.

Ismaïl Kadaré

La vie de Mehmet Myftiu porte en elle l’histoire de son pays. Né en 1930 à Tirana, il a rejoint à 12 ans la Résistance albanaise et a été emprisonné dans un camp de concentration nazi à Pristina où il échappe «par hasard» à l’exécution. Dans la nouvelle Albanie, il devient journaliste et auteur salué de nouvelles. Mais il croit pouvoir remettre en question le réalisme socialiste, incompatible selon lui avec une bonne littérature, et, dans cette idée, défendre le droit à l’expression de son confrère KasemTrebeshina. Les autorités communistes ne tardent pas à réagir et il est envoyé dans un camp de travail forcé. Là il va se confronter aux opposants et aux anciens fascistes, et discuter âprement du sens de l’idéologie et de son rapport à l’art et au destin humain. De cette expérience, il tire un roman largement autobiographique,L’Écrivain, jugé réactionnaire et qui lui vaut d’être déclaré «ennemi du peuple». Il doit renoncer à son statut d’intellectuel pour devenir vendeur de cigarettes pendant vingt-cinq ans. Ses œuvres et notamment son «roman maudit» n’ont pu être publiés qu’après la chute du régime.

Grâce à la collaboration entre les Éditions d’en bas et les Éditions Ovadia, on découvre aujourd’hui en français L’Écrivain, traduit par sa fille, Bessa Myftiu, devenue elle-même femme de lettres. Installée à Genève où elle enseigne à l’Université, elle a publié directement en français Ma Légende (L’Harmattan, 1998) et Confessions des lieux disparus (L’Aube, 2007). Elle est également poétesse, essayiste, scénariste et actrice.

Mehmet Myftiu a publié en français Léka, un enfant partisan, de Tirana au camp de Pristina, Éditions Noir Sur Blanc, 1999, ainsi que l’essai À la recherche de la liberté, Éditions Ovadia, Nice, 2008. Il continue d’écrire des articles critiques, des romans et des pièces de théâtre.

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